Veuillez prévoir un mètre et demi pour le photographe !

Veuillez prévoir un mètre et demi pour le photographe !

Comment maximiser la portée de votre message avec du journalisme solide, malgré les règles corona et la toute-puissance des réseaux sociaux.

Après la montée en flèche des réseaux sociaux, la crise sanitaire a également bouleversé le monde du journalisme de l'image. Pour des raisons évidentes, les photographes et les cameramen étaient soudainement moins les bienvenus lors des conférences de presse, événements sportifs ou autres séances photos. Néanmoins, tout le monde veut mettre en images ses nouvelles importantes de manière neutre et honnête. Après tout, tout le monde veut se retrouver dans les médias, traditionnels et sociaux. Et l'exclusivité pour tel ou tel média n’est bénéfique pour personne. Chaque scoop est immédiatement publié sur les réseaux sociaux,  bien que cela se passe de manière incontrôlée. Une agence de presse nationale comme Belga est alors le relais approprié entre vous en tant que "storyteller" et le grand public.

Vous avez sans doute lu ou entendu cette histoire: lors de la réception alternative de Nouvel An du parti libéral flamand Open VLD, la présentatrice Eline De Munck fait un selfie de groupe avec son président Egbert Lachaert et le premier ministre Alexander De Croo. Cela provoque aussitôt d’énormes remous sur les réseaux sociaux parce que les trois, qui ne forment manifestement pas une bulle sociale, se trouvent apparemment physiquement très proches les uns des autres. Ce serait contraire à la règle du mètre et demi, imposée par le gouvernement fédéral, dont le "PDG" se trouve d’ailleurs également sur la photo... Mais cette impression n’est autre que la conséquence du point de vue sur la photo-selfie de groupe prise par la présentatrice. La règle du mètre et demi était clairement respectée, démontre la photo, certes moins spectaculaire, du photographe Belga Hatim Kaghat, qui se trouvait sur les serveurs de tous les médias belges ce même samedi à 19h41. Si clair que même l’Open VLD, pour contrer la tempête de protestations sur les réseaux sociaux, a inclus cette photo dans sa communication. 

Un exemple type de comment un selfie bien intentionné peut néanmoins brusquer la réalité et  qu’il est bon pour un organisateur d'événements de presse d'utiliser également de la photographie de presse objective pour placer les choses dans un contexte correct. L’Open VLD a en effet acheté des droits pour pouvoir inclure cette image journalistique dans son communiqué de presse, tout comme l’ont fait les journaux d'ailleurs. Mais le photographe a pu remplir sa tâche journalistique en toute objectivité, tout comme il l'a fait ce même week-end avec les réceptions de Nouvel An du PVDA/PTB et du CD&V... Et son image a été utilisée dans le contexte qu'il souhaitait communiquer en tant que journaliste : la réception alternative du Nouvel An, le groupe de rock en arrière-plan, les sièges distants de deux mètres...

La crise sanitaire et la toute-puissance des réseaux sociaux que nous consultons maintenant plus souvent que nos journaux : ce ne sont pas toujours de mauvaises nouvelles pour le métier journalistique. Les réseaux sociaux ont indubitablement redéfini la fonction des médias visuels dans la société, et même pour le mieux. Entreprises, clubs sportifs, gouvernements et même partis politiques ... De plus en plus d'acteurs du monde des médias, y compris des "storytellers" et "influenceurs", trouvent le chemin vers Belga pour traduire leur histoire en image : le Comité olympique et interfédéral belge, la Gantoise, l'organisateur sportif Golazo, la Chambre des représentants, le gouvernement flamand et le management de l'athlète Nafi Thiam ... La marque centenaire Belga inspire confiance. Son image est objective et utilisable dans les médias traditionnels, sur les "socials" et pour les propres canaux de communication de l'entreprise. Puisqu’en plus, Belga fournit l'image à tous ces partis et à tous les médias, elle peut déployer des professionnels bien équipés, maintenir un prix acceptable et, surtout, garantir son indépendance journalistique. Ces acteurs comprennent que leur communication mérite plus de profondeur que la caméra selfie d'un smartphone à la résolution d'image certes étonnante.

Qui dit selfie, dit filtres, hashtags et animations GIF. Mais y a-t-il un problème avec un selfie de groupe, par exemple du cycliste avec son/sa conjoint(e) et son bébé, juste après l'arrivée ? Bien-sûr que non. Ce genre d’images est d’ailleurs dorénavant adopté avec enthousiasme par les journaux. Elles correspondent à une sorte d'archétype de la culture visuelle de notre époque. Le téléspectateur connaît ce langage visuel, mais il comprend tout aussi bien que même sur les réseaux sociaux, un compte-rendu objectif de l'actualité nécessite plus qu’un selfie de groupe légèrement retravaillé avec un petit filtre, à savoir du journalisme visuel moderne. Par exemple, le moment où le cycliste "s'échappe" dans la course ou une image panoramique à l’arrivée, avec son conjoint et son bébé et beaucoup de "vide coronal" autour d'eux.

Car celui qui parle de "reportage photo/vidéo" en 2021 parle aussi de "règles de distanciation", pour les personnes photographiées ainsi que pour les photographes et les cameramen. En ces temps de pandémie de coronavirus, il n'est plus possible d'entasser un grand nombre de représentants de la presse dans une seule pièce. Là aussi, une agence comme Belga peut apporter une valeur ajoutée en donnant accès à un seul professionnel (indépendant) qui produit une gamme d'images de haute qualité. De plus, Belga les distribue via le réseau le plus puissant du pays à tous les médias, sans exception ni exclusivité, même à l'étranger.

Les exclusivités, c’est du passé

Car qui dit “socials”, dites aussi "forwards", "likes" et "shares". L'époque où certaines images étaient réservées exclusivement aux médias avec lesquels le photographe ou l'agence en question avait par hasard une relation (contractuelle) privilégiée, est bel et bien révolue. Belga distribue à tous. Et même si nous restons avant tout des chasseurs d’actualité, nous considérons toujours que l'éthique et le respect de la vie privée sont d'une importance capitale. Nous n'avons aucun intérêt à jouer les paparazzi et, inversement, vous n'avez rien à cacher non plus, n'est-ce pas ? La méfiance mutuelle entre les médias et leurs sujets est heureusement devenue un lointain souvenir, car dans cette jungle numérique, chacun est désormais à la fois émetteur et récepteur.

Qui dit "grande nouvelle" dit aussi images spectaculaires. Lors des derniers championnats du monde de cyclo-cross, notre spécialiste du cyclisme, David Stockman a magnifiquement capturé en images la victoire de Mathieu van der Poel sur la plage d’Ostende, ce qui a donné lieu à des publications dans tous les médias (sociaux) du pays et bien au-delà. Mais cela n'a pas empêché Maarten Van de Velde d'obtenir un grand succès avec ses superbes photos de la même course prises avec un scaphandre de plongée depuis... la mer.

Chacun - à un mètre et demi - doit donc trouver sa place dans le paysage des médias numériques : Eline De Munck et les adeptes des selfies de groupe, le photojournaliste de Belga, Maarten Van de Velde depuis la mer et tous les autres collègues exerçant ce plus beau métier du monde.

 

Philippe François, Chief Imagery - Belga News Agency

 

 

 

 

 

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